« La rumeur » de Solenne Hernandez : accrochez-vous à vos rêves !

La rumeur tome 1 : la fuite de Solenne Hernandez
Premier tome de « La rumeur » de Solenne Hernandez, une aventure à découvrir d’urgence

Ah cette rumeur ! Elle gronde, court et se propage. Rude et profonde, elle est d’une cruauté révoltante. Elle nous emmène aux arcanes du combat entre la haine et la morale qui sommeille en chacun, face au mal le plus abject.

Mais parfois, elle se montre d’une douceur troublante à travers des personnages empreints d’une innocence tenace. Une innocence qui perdure devant l’adversité, telle la peau sous une mue qui se renouvèle sans cesse. Peu importe combien de fois on la retire, elle revient toujours. La plume de Solenne Hernandez a le don d’illuminer d’une touche d’espoir même les moments les plus sombres et nous tirer un sourire d’entre les lignes.

 

Fuir pour survivre

 

Arrachés à leur village natal, Brewen et Oswald fuient de toutes leurs forces, de tout leur souffle. Ils fuient le destin tragique que réserve le Secteur aux enfants qui lui tombent sous la main.

On comprend vite pourquoi ils courent quand la rumeur prend forme et les rattrapent. L’ombre des sbires du Secteur plane au-dessus d’eux pour voler leurs rêves dans le but d’adoucir l’interminable crise qui frappe le pays. L’effroyable machine qu’ils utilisent n’est qu’un terrible aperçu de l’horreur qui attend nos héros.

Alors les deux jeunes fuient la rumeur et les chasseurs de rêves jusqu’à perdre haleine. Au cours de leur périple, ils vont faire la rencontre d’autres fuyards auxquels le Secteur a tout pris et vont unir leur force pour survivre face à l’oppresseur.

 

En quête de réponses

 

Une rumeur est plus terrible encore quand on ne sait pas de quoi elle retourne. Tout ce que l’on sait de celle-ci, c’est qu’elle est dangereuse.

Ce roman dystopique  baigne dans une menace volontairement floue à laquelle les protagonistes tentent désespérément d’échapper. Pourtant, ils vont devoir œuvrer ensemble pour lever le voile de mystère qui l’entoure.

Solenne Hernandez distille petit à petit ses révélations avec une poignante habilité. Au travers des souvenirs des personnages, elle instigue un rythme et nous immerge dans cette quête de la vérité qui les terrifie tous. Et nous avec, car on craint autant qu’on a envie, de savoir ce qui se cache réellement derrière les agissements du terrible Secteur.

 

Solenne Hernandez donne vie à ses personnages

 

On s’attache aisément à Brewen, Oswald, Louison, Simon et les autres. Le discours est fluide et nous plonge avec émotion dans la psychologie de chacun. Une foule de détails nous glisse lentement dans leur univers et nous fait oublier tous les mystères qui entourent ce monde brisé.

Solenne Hernandez manie habilement la candeur de ses personnages face aux atrocités qu’ils doivent affronter. Un ascenseur émotionnel fort plaisant. Un savant mélange de détails tantôt chaleureux, tantôt impitoyables, rend les personnages plus vivants, plus tangibles.

Le récit nous entraine dans un rythme mesuré, presque en temps réel de l’histoire. Sans même s’en rendre compte, on se retrouve happé dans cette échappée belle pour la survie.

 

Un monde devenu fou… pas si loin de la réalité ?

 

On prend petit à petit conscience de l’horreur dont certains sont capables pour le bonheur d’une poignée. Solenne Hernandez nous fait découvrir une vision horriblement plausible de ce que seraient prêts à faire les détenteurs malavisés du pouvoir contre une crise infinie.

Et on ne peut s’empêcher de se dire… et si…

Alors on serre les dents et on court de chapitre en chapitre, sur les talons de Brewen, Oswald et leurs amis. On tend l’oreille à chaque coin de page pour s’assurer de ne pas voir surgir de chasseur de rêve. Je ne sais pas vous, mais moi je me sens une âme de fuyard, prêt à déjouer les sombres plans du secteur. Vivement le prochain tome !

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