Avis sur « Le fou et l’assassin » tome 1, de Robin Hobb

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Quel plaisir de retrouver Fitz des années plus tard. Bien qu’empêtré dans une vie ordinaire, toujours vibrant de son vécu, il provoque en nous des réminiscences à chacune de ses réactions. Pour une fois il semble comblé, aux côtés de Molly, son amour d’enfance, et coule des jours heureux à Flétrybois. Mais des évènements vont venir bousculer sa vie paisible et renouer des liens avec la cour des Loinvoyants. Préservé des effets du temps grâce à la magie de l’Art, Fitz voit sa femme vieillir et sombrer dans l’entêtement d’une grossesse à rallonge, à laquelle personne ne croit. Sans nouvelles de son ami le Fou, il va affronter de terribles épreuves personnelles, entre bonheur et immense chagrin.

On se régale toujours autant des anecdotes immersives de Robin Hobb en début de chapitres et de sa maitrise parfaite du personnage de Fitz Chevalerie, à travers ses pensées intimes et ses combats intérieurs. On reconnait l’ardeur de notre héros à vouloir protéger les siens en toute circonstance, malgré les requêtes de la couronne et l’appel de l’Art qu’il tente de palier en couchant ses souvenirs sur papier. On retrouve avec plaisir de nombreux protagonistes des précédents romans, mais même si des faits marquants bouleversent le récit, le rythme s’avère assez lent et l’action se fait cruellement désirée. Heureusement, des révélations éparses enracinent habilement les fondations de l’histoire, laissant libre cours à notre esprit d’échafauder toutes les ramifications possibles pour l’intrigue à venir.

 

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