Avis sur la série « L’assassin royal » de Robin Hobb, tomes 1 à 13

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Abandonné aux mains du maitre-chien du château de Castelcerf, le jeune bâtard royal grandit à la dure. Pris au piège entre son inclinaison pour une magie qu’il ne comprend pas et le mépris dont il est constamment victime, il va devoir outrepasser son esprit candide de petit garçon pour s’endurcir. On suit de près sa formation d’assassin au service du royaume, perdu entre devoir, secrets et injustices dus à son rang, nous plongeant dans un ascenseur émotionnel.

Robin Hobb nous implique dans les intrigues de la cour des Loinvoyants et nous transporte dans son monde avec des anecdotes poignantes, parfois violentes et toujours impressionnantes de réalité. La magie déployée par les personnages est toute aussi intense et subtile que celle de l’auteur pour décrire le royaume des Six Duchés. Guidé par sa plume, on se retrouve happé dans le corps d’un garçon à la destinée extraordinaire. On s’attache à Fitz et ses amis comme on déteste ses ennemis, on vit ses déchirements et ses choix difficiles, voire impossibles. Divisé entre ses dons pour les deux facettes de la magie, il s’y adonnera jusqu’à se laisser engloutir pour accomplir son devoir envers la couronne, au risque de perdre tous ceux à qui il tient.

Dans un second cycle, on retrouvera Fitz Chevalerie pour de nouvelles aventures, homme à part entière, meurtri par les épreuves et un bonheur souvent aussi fragile qu’une bulle de savon. Dans l’ombre d’une prophétie dont il est la pierre angulaire depuis son plus jeune âge, il devra une fois encore tout risquer pour sauver le royaume de sa plus terrible menace. 

Des frissons me parcourent aussitôt, rien que de repenser à cette épopée dont je garde un souvenir impérissable. Si ce n’est pas déjà fait, immergez-vous les yeux fermés.

 

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