Le fou et l’assassin tome 3 en librairie

Robin hobb Le fou et l'assassin tome 3
La suite des aventures de Fitz Chevalerie : Le fou et l’assassin tome 3 de Robin Hobb

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est lent, mais c’est bon !

 

« Le fou et l’assassin tome 3 » nous plonge une fois de plus dans  les nouvelles aventures de Fitz Chevalerie. Robin Hobb a le don de nous ravir tout en nous laissant éternellement en haleine. L’histoire se profile lentement. Parfois un peu trop. Continuer la lecture de Le fou et l’assassin tome 3 en librairie

Le fou et l’assassin tome 2 de Robin Hobb

Le fou et l’assassin tome 2 de Robin Hobb
La suite des nouvelles péripéties de Fitz Chevalerie Le fou et l’assassin tome 2 de Robin Hobb

 

 

On retrouve le second volet de la suite des aventures de Fitz Chevalerie avec un plaisir indéniable. Pourtant le fou et l’assassin tome 2 met rudement votre patience à l’épreuve. Mais après le chef d’œuvre de l’assassin royal, on sait bien que la suite comblera nos appétits les plus primaires de meurtres, d’intrigues et autres traitrises. Le tout avec une pointe de magie autant dans l’histoire qu’à travers la plume de Robin Hobb. Continuer la lecture de Le fou et l’assassin tome 2 de Robin Hobb

Avis sur « Le fou et l’assassin » tome 1, de Robin Hobb

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Quel plaisir de retrouver Fitz des années plus tard. Bien qu’empêtré dans une vie ordinaire, toujours vibrant de son vécu, il provoque en nous des réminiscences à chacune de ses réactions. Pour une fois il semble comblé, aux côtés de Molly, son amour d’enfance, et coule des jours heureux à Flétrybois. Mais des évènements vont venir bousculer sa vie paisible et renouer des liens avec la cour des Loinvoyants. Préservé des effets du temps grâce à la magie de l’Art, Fitz voit sa femme vieillir et sombrer dans l’entêtement d’une grossesse à rallonge, à laquelle personne ne croit. Sans nouvelles de son ami le Fou, il va affronter de terribles épreuves personnelles, entre bonheur et immense chagrin.

On se régale toujours autant des anecdotes immersives de Robin Hobb en début de chapitres et de sa maitrise parfaite du personnage de Fitz Chevalerie, à travers ses pensées intimes et ses combats intérieurs. On reconnait l’ardeur de notre héros à vouloir protéger les siens en toute circonstance, malgré les requêtes de la couronne et l’appel de l’Art qu’il tente de palier en couchant ses souvenirs sur papier. On retrouve avec plaisir de nombreux protagonistes des précédents romans, mais même si des faits marquants bouleversent le récit, le rythme s’avère assez lent et l’action se fait cruellement désirée. Heureusement, des révélations éparses enracinent habilement les fondations de l’histoire, laissant libre cours à notre esprit d’échafauder toutes les ramifications possibles pour l’intrigue à venir.

 

Avis sur la série « L’assassin royal » de Robin Hobb, tomes 1 à 13

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Abandonné aux mains du maitre-chien du château de Castelcerf, le jeune bâtard royal grandit à la dure. Pris au piège entre son inclinaison pour une magie qu’il ne comprend pas et le mépris dont il est constamment victime, il va devoir outrepasser son esprit candide de petit garçon pour s’endurcir. On suit de près sa formation d’assassin au service du royaume, perdu entre devoir, secrets et injustices dus à son rang, nous plongeant dans un ascenseur émotionnel.

Robin Hobb nous implique dans les intrigues de la cour des Loinvoyants et nous transporte dans son monde avec des anecdotes poignantes, parfois violentes et toujours impressionnantes de réalité. La magie déployée par les personnages est toute aussi intense et subtile que celle de l’auteur pour décrire le royaume des Six Duchés. Guidé par sa plume, on se retrouve happé dans le corps d’un garçon à la destinée extraordinaire. On s’attache à Fitz et ses amis comme on déteste ses ennemis, on vit ses déchirements et ses choix difficiles, voire impossibles. Divisé entre ses dons pour les deux facettes de la magie, il s’y adonnera jusqu’à se laisser engloutir pour accomplir son devoir envers la couronne, au risque de perdre tous ceux à qui il tient.

Dans un second cycle, on retrouvera Fitz Chevalerie pour de nouvelles aventures, homme à part entière, meurtri par les épreuves et un bonheur souvent aussi fragile qu’une bulle de savon. Dans l’ombre d’une prophétie dont il est la pierre angulaire depuis son plus jeune âge, il devra une fois encore tout risquer pour sauver le royaume de sa plus terrible menace. 

Des frissons me parcourent aussitôt, rien que de repenser à cette épopée dont je garde un souvenir impérissable. Si ce n’est pas déjà fait, immergez-vous les yeux fermés.

 

Avis sur « Le livre perdu des sortilèges » Tome 1 de Deborah Harkness

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Diana Bishop, jeune historienne secrètement issue d’une longue lignée de sorcières tombe sur un mystérieux livre, l’Ashmole 782. Recherché depuis des siècles par les êtres surnaturels, vampire, démon et sorciers, l’ouvrage risque bien de briser sa détermination à ne jamais recourir à ses pouvoirs et bouleverser son existence. À commencer par la rencontre de Matthew Clairmont, vampire captivé par la belle Diana et sa possible main mise sur le livre tant convoité. 

Un roman passionnant et très intelligent. Précis sur les détails, on y trouve de nombreuses références historiques et scientifiques qui enrichissent le récit avec des sujets variés et intéressants. Une véritable mine d’informations. A contrario, il en découle parfois des longueurs et descriptions interminables qui alourdissent la fluidité de la plume de Deborah Harkness. De la même manière, les personnages sont creusés, d’une personnalité complexe et distinctive, on visualise aisément les caractéristiques dominantes des différentes espèces surnaturelles. Chacun possède son vécu, ses pensées les plus intimes, dans une écriture efficace et travaillée tout au long de l’intrigue.

On retrouve tout de même les clichés habituels du vampire amoureux qui lutte contre une passion impossible, bravant les interdits pour sa bien-aimée. Étrangement ce n’est pas le point faible du roman, mais plutôt les conséquences de cet amour sur nos deux protagonistes. Matthew nous fait le coup du gentleman qui refuse de s’adonner à son désir et se découvre protecteur à l’extrême, à la limite du rasoir par moment. La Diana pétillante du début perd petit à petit de sa spontanéité, dépendante d’un amour un brin trop présent, et victime d’un mal-être quotidien sans son beau vampire.

Néanmoins l’histoire est solide, entraînante et même si, plus d’action au détriment de l’amour ne serait pas de refus, les détails et la qualité d’écriture de l’auteur sont indéniablement remarquables.

 

Avis sur le cycle de « La Malerune » de Pierre Grimbert et Michel Robert

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L’auteur nous entraine dans un univers séparé en deux, dont l’équilibre repose sur deux runes magiques.

De leur côté, les sorciers Maunes ont trouvé la Malerune et l’utilisent pour créer des passages entre les mondes. Depuis, leurs armées maléfiques tentent de conquérir le territoire des Eldes, et une étrange épidémie ravage les peuples. 

Nous suivons donc Zétide le vieux sorcier, Hogo le redoutable Lycante, l’ombrageuse Lucia et sa jeune sœur Ariale à la recherche de la belle arcane, opposé de la Malerune, pour sauver leur terre au bord de la destruction et renvoyer les Maunes d’où ils viennent.

L’univers est bien construit, intéressant et comporte son lot agréable d’originalités, les créatures, la magie des runes et les différentes civilisations étant très bien développées. Mais les avancées sur la recherche de l’arcane arrivent trop souvent comme un cheveu sur la soupe et manquent cruellement d’explications. On a alors l’impression que le groupe doit sa réussite au hasard, rendant l’intrigue un peu plate. Comme si on avait voulu entretenir le suspense jusqu’au dernier moment, pour finalement lâcher la solution sans les précisions nécessaires à un bon rebondissement.

Heureusement les personnages sont attachants, peut-être un peu facilement parfois. Stéréotypes du genre, on retrouve la belle guerrière caractérielle, le grand mage extravagant et son mystérieux acolyte, sans oublier la jeune fille partant découvrir le monde en dehors des murs de son château.

Mais on se laisse tout de même aisément porter par la sympathique petite bande et leurs caractères bien trempés. Les interactions qui en résultent font souvent des étincelles et donnent du rythme au récit. Et pour les amateurs de méchants comme moi, une mention spéciale au golem Geyor, à sa cruauté et sa délicieuse sournoiserie pour tenter de se débarrasser de nos héros.

Enfin, le final est assez bien ficelé, mais j’aurais été plus enclin à une version plus sombre, loin du côté limite conte de fées.

Les nombreux clichés de la fantasy classique sont vite oubliés en parcourant le monde créé par les auteurs, et une action soutenue. Il s’agit d’un très bon roman qui ravira moins les lecteurs à la recherche d’originalité, le premier tome de Pierre Grimbert restant bien meilleur que les deux suivants sous la plume de Michel Robert.

 

Avis sur la série « Autre Monde » de Maxime Chattam

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Des éclairs mystérieux font disparaître les gens. Une tempête cataclysmique dévaste le monde et la nature reprenant ses droits comme si des milliers d’années s’étaient déroulés, en l’espace d’une seule nuit.

Tel est le Nouveau Monde, auquel Matt et son ami Tobias doivent désormais faire face. Les enfants se font rares et les adultes survivants, s’ils ne sont pas transformés en mutants hideux, semblent tous animés par la haine. Poursuivis par des monstres montés sur échasses et la mystérieuse entité qui les dirige, Matt et Tobias vont trouver refuge auprès d’une communauté de jeunes. Rejoints par Ambre, ils vont former l’alliance des trois et essayer de comprendre les dons surnaturels que certains d’entre eux développent. Il ne seront pas de trop pour survivre face aux gloutons, mangeombres, animaux géants et aux adultes, violents et sans pitié.

Les créatures nous terrifient et on vibre avec l’inséparable trio dans les bons comme les mauvais moments. On se régale des appellations enfantines pour caractériser toutes les bizarreries qui composent désormais la planète, et on brûle d’impatience de savoir jusqu’où va les mener leur périple.

Entre fantastique et science-fiction, Maxime Chattam nous plonge dans un univers divertissant et entrainant. Il ne tient plus qu’à vous de libérer votre âme d’enfant.

 

L’épée de vérité de Terry Goodkind

L'épée de vérité : la série de Terry Goodkind
L’épée de vérité : l’intégrale du chef d’œuvre de Terry Goodkind

 

 

 

 

 

 

 

 

L’épée de vérité guide le sourcier dans sa quête

 

Avant de mettre la main sur l’épée de vérité, Richard Cypher, est un humble garde forestier de la forêt de Hartland. Son destin bascule lorsqu’il sauve une inconnue des griffes d’assassins. Sa rencontre avec la belle Kahlan et la découverte de la véritable identité de son ami Zedd, va l’entrainer dans une quête à travers les contrées du Milieu. Un monde séparé des terres d’ouest de son enfance par une frontière magique, réputée infranchissable. Continuer la lecture de L’épée de vérité de Terry Goodkind

Avis sur « Nightrunner » de Lynn Flewelling, tome 4

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Dans une atmosphère tendue au sein même de la cour Skala, la reine Phoria convoque nos deux protagonistes. Après une décision difficile, Seregil et Alec sont de retour en mission sur les terres d’Aurënen. Mais le sort s’acharne, et après une embuscade, ils se retrouvent séparés, réduits en esclavage en direction de Plénimar.

Ce tome nous apporte enfin une vision de la patrie ennemie jurée de Skala. Plénimar s’avère semblable à toute autre nation, bien loin des hordes de nécromanciens que l’on pouvait s’imaginer. Mais l’esclavage y est monnaie courante et Alec découvre à ses dépens les nébuleux travaux des alchimistes. De son côté Seregil ne perd pas espoir, mais il pourrait bien se voir rattrapé par son passé, là où il ne l’attendait pas.

Même s’il reste intéressant, ce tome traine en longueur, à défaut d’une action soutenue. Guère habitué à cela dans les romans précédents, on trépigne d’impatience. Seuls les révélations et les résultats de l’alchimie nous surprennent. J’attends tout de même le prochain avec impatience.

 

Avis sur la série « Nightrunner » de Lynn Flewelling, tomes 1, 2 et 3

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Quand le jeune Alec de Kerry est injustement emprisonné sans espoir de revoir un jour la lumière du jour, il ne s’attendait pas à y faire une rencontre qui allait chambouler toute son existence.

Mené par Seregil de Rhiminee dont il devient l’apprenti, Alec va se retrouver entrainer dans une série d’évènements aux implications sombres et profondes, aux services des énigmatiques veilleurs.

L’histoire suit la trame de fond de l’éternelle guerre entre les royaumes de Plénimar et Skala, où se retrouvent entraînés nos héros de façon réaliste, sans se positionner pour autant, en grands sauveurs de toute la nation. Ils obtiennent leurs lots de succès, parfois de cinglantes défaites et de grandes victoires en secret, chacune bien souvent dans la douleur.

On découvre avec délice un Seregil entouré de mystère, aux multiples facettes, embringuant dans son sillage le naïf Alec de Kerry dont l’esprit affuté ne tardera pas à s’épanouir de ce mode de vie singulier. On se laisse emporter par leurs facéties et on apprend à les connaître, tout comme Alec avec son fantasque et imprévisible compagnon, noble le jour, voleur la nuit. 

Là où Lynn Flewelling est magistrale, c’est sûr la profondeur des personnages. Tout au long de l’histoire, elle nous dévoile une pluie de détails aussi précis que touchants et le passé des personnages se révèle. Elle décortique avec élégance les débats intérieurs de chacun, attachants, passionnants, on partage leurs joies et leurs déconvenues avec des sentiments similaires.

Au fil de leurs péripéties, les protagonistes et leurs amis évoluent, surtout le jeune Alec, livrant aux lecteurs toute une palette d’actions et d’émotions qui rendent ses romans si vivants.

 Pour ceux qui s’ennuient rapidement, Nightrunner est fait pour vous. L’action y est omniprésente. Pas de longueur en descriptions qui s’éternisent, Alec, Seregil et les autres personnages se débattent dans une spirale de situations et d’interactions à vous donner le tournis. Au point de devoir vous accrocher fermement à la couverture et de vous laisser emporter.